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Monuments historiques

L’église Saint-Pierre-aux-Liens

L’église d’Épisy (Seine-et-Marne), dédiée à Saint-Pierre aux Liens, est un édifice à vaisseau unique précédé d’un clocher porche, terminé par un chœur polygonal, et auquel sont accolés deux volumes latéraux :

  • une chapelle seigneuriale et une sacristie. Elle est parquée par deux époques.
  • La nef, percée de quelques baies étroites a conservé le caractère du roman tardif.

Le choeur et les volumes latéraux ont été construits, ou plus vraisemblablement reconstruitent, à l’époque Louis XIII, comme atteste les baies cintrées à large vitrage, le type de maçonnerie et d’enduits.

Elle est inscrite au titre des Monuments Historiques par arrêté du 28 Mai 1926.

 


À l’intérieur :
– Statue de la Vierge du XVIè Siècle (l’originalité de cette statue réside dans l’attitude de la Vierge, qui tient le pied de l’Enfant)
– Statue de Saint-Pierre en bois polychrome du XVIè Siècle
– Chapelle seigneuriale avec dalle funéraire du XIVè Siècle,
– blason sculpté de la famille du Val
– Boiseries peintes et tableau d’autel datés de 1669
– Harmonium Peaucelle-Coquet Paris (XIXè)

Dans le clocher : cloche en bronze datée de 1723

(Source : Site Internet du Pôle Missionnaire Catholique de Fontainebleau)

 

 

Saint-Pierre


XVIè Siècle
Bois polychrome – Hauteur : 95 cm

Cette représentation de Saint-Pierre, dites “aux liens”, rappelle un épisode de la vie du Saint, au cours duquel il est emprisonné par Hérode en tant que chef de la première communauté chrétienne de Jérusalem, avant d’être délivré par un ange. Sa position hiératique, assise sur un trône tel un évêque, est l’héritage d’une tradition iconographique du XIIIè Siècle.

 

 

 

 

Vierge à l’Enfant


XVIè Siècle
Plâtre polychrome – Hauteur : 110 cm

L’originalité de cette statue réside dans l’attitude de la Vierge, qui tient le pied de l’Enfant. La main gauche de l’Enfant a disparu et sa tête est recollée.

 

 

 

 

 

Croix de Gué


XVIIIè Siècle
Grès et fer forgé – Dimensions : 70 x 40 cm

Emplacement : Place de la Croix-du-Gué

Cette croix, à la vertu protectrice, rappelle la présence d’un gué sur le Loing à Épisy au XIIIè Siècle.

 

 

 

 

Canal du Loing

Le canal du Loing est construit au XVIIIè Siècle afin de remplacer le barrage construit sur le Loing par Régemonte en 1723. Toutes les écluses sont refaites après 1880.

L’écluse d’Épisy, qui porte le numéro 16, est une porte mobile qui permet de retenir ou de lâcher les eaux à l’aide d’une commande manuelle sur trépied.

Les bateaux, qui remplacent les chevaux au XVIIIè Siècle, y parviennent grâce aux haleurs. Ils s’engagent sur les trois arches du pont surbaissé en luttant contre le courant qui tire vers le barrage et en s’aidant des rambardes, toujours en place.

 

 

Actuellement, peu de vestiges du site initial du XVIIIè Siècle sont en place. L’ancienne écluse était située 150 mètres plus bas que l’actuelle. Son radier de bois est encore en place ; il apparait lorsque le canal est vide.

L’ancienne maison éclusière à deux lucarnes, de 1759, existe toujours en face du grand canal sur le Loing.

En 1973, des sablières sont transformées en un vaste domaine piscicole de neufs étangs, où sont engraissés les brochets nés de l’ésociculture de Jablines.

 

 

Panneau directionnel


XIXè Siècle
Métal peint

Emplacement : Écluse n°16, canal du Loing

 

 

Chute du Lunain

 


1881
Pierre

Le Lunain se jette dans le canal du Loing au niveau de l’écluse d’Épisy. Il se poursuit par cette chute artificielle après l’écluse.

Les lavoirs d’Épisy

“Les lavoirs, espaces protégés, sont apparus, semble-t-il à la fin du XVIIè Siècle. Leur développement date du XIXè Siècle avec le développement de l’hygiène.

On lave d’abord le linge dans les rivières sans être à l’abri du soleil ou des intempéries.

À Épisy, nous avions de nombreux lavoirs ; deux existent toujours, un troisième a été détruit en 1972, lors de l’établissement des trottoirs et de l’égout pluvial de la Rue Basse ; d’autres appartenaient à des particuliers.

Le premier est un lavoir couvert (fontaine lavoir) au bord du Loing et alimenté par des sources.

Le second, qui était fort délabré a été restauré et existe toujours sur le Lunain, il s’agit d’un lavoir à crémaillère.”

(Source : Mémoire d’Épisy – Village du Gâtinais – Éditeur : Lys éditions Amatteis, 2014 – en vente à l’accueil de la mairie)


Lavoir fontaine communal

Ce lavoir communal, alimenté par une source, est situé sur les bords du Loing. De forme rectangulaire, son bassin de 6,4 m sur 4,7 m est bordé d’un pavage et ses murs sont de pierres appareillées. Il fut construit en 1870 et terminé en 1895 après différentes péripéties avec l’administration du canal. Il est aujourd’hui fermé. 

 


Lavoir à crémaillère au bord du Lunain

On rince directement dans le Lunain. Situé sur celui-ci, entre le pont canal et l’ancien moulin, ce lavoir à crémaillère qui était en mauvais état, a fait l’objet d’une restauration.

 

 

Marais d’Épisy

Le Marais alcalin d’Épisy (Ph = 8,0), d’une superficie de 50 ha, connu depuis le XVIIIè Siècle, était encore considéré jusqu’aux années 1950 comme l’un des sites français les plus remarquables, notamment par la richesse et par l’originalité de sa flore glaciaire du quaternaire.

Cette tourbière alcaline était occupée au XIXè Siècle, par un groupement végétal caractéristique, le “schoenetum“, relique de la flore borée-alpine qui était présente dans le bassin parisien lors des dernières glaciations, il y a plus de 10 000 ans. La tourbe active permettait le maintien d’un nombre exceptionnel d’espèces remarquables.


Le Marais est inondé pendant 7 mois de l’année, mais l’assèchement estival y est prolongé pendant 5 autres mois en moyenne. Les activités humaines (drainage, populiculture, cultures…) ont accéléré le processus d’assèchement et ont grignoté le périmètre de la tourbière.

Parallèlement, un certain nombre d’espèces caractéristiques disparurent.

 


Le Marais d’Épisy possédait une riche flore herbacée et muscinale dont plusieurs espèces rares en Europe ; sa richesse en orchidées était bien connu des naturalistes ; on y avait trouvé 8 orchidacées et 7 hybrides ; il y existait également quelques phanérophytes rares.

Le remblaiement de la partie Nord du Marais en 1961, puis l’ouverture d’une exploitation de granulat en 1969, amplifièrent considérablement cette évolution.


Non seulement, la tourbière a fortement régressé (neuf hectares subsistent) mais son assèchement s’est accéléré par l’abaissement de la nappe aquifère consécutive à la création de la carrière.

Toutefois, de nombreuses espèces végétales protégées sont présentes sur le site : le Fluteau fausse renoncule, le Polygala amère, la Renoncule à segments étroits, le Saule rampant et la Sanguisorbe officinale.



Il faut y ajouter 6 espèces considérés comme rares ou très rares en Île-de-France.

Sur le plan ornithologique, il faut noter la nidification de la Rousserolle turdoïde, du Phragmite des joncs, de la Locustelle tachetée et de la Sterne pierregarin.

 

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